ECC vers S/4HANA :
toutes les trajectoires
ne se valent pas
Depuis quatre ans, le discours sur la migration S/4HANA tourne en boucle. La vraie question n’est pas quand migrer, c’est quelle trajectoire pour votre profil spécifique.
Le marché n’est pas « en retard ». Il est piégé.
Ce que l’on voit sur le terrain, ce ne sont pas des DSI qui ignorent le sujet. Ce sont des DSI qui hésitent parce qu’on leur a vendu pendant dix ans une équation impossible : moderniser sans casser, transformer sans risque, innover sans investir.
Résultat : trois postures se sont installées, et aucune ne livre ce qui était promis. Le problème n’est pas technique. Il est stratégique. Et il se paie au moment le moins opportun : après le go-live.
La vraie question n’est pas quand migrer. C’est quoi faire, comment, et surtout pourquoi.
On change de moteur, on garde la carrosserie, on coche la case « migration faite ». Six mois après le go-live : les spécifiques sont toujours là, la dette technique aussi, et l’innovation reste hors d’atteinte.
Choisir le Private Cloud via RISE with SAP est une trajectoire légitime, mais elle suppose un calcul licences rigoureux en amont. Le passage au modèle FUE peut réserver des surprises.
Ou pire : contourner. Le mirage Rimini Street. Une décision qui semble tenir à 3 ans. Le calcul à 7 ans est catastrophique.
Maintenance tierce, économies de 50% sur le support, autonomie retrouvée vis-à-vis de SAP : sur le papier, l’argument est imparable. Sur le fond, c’est une décision qui engage l’entreprise dans une impasse. Quand vous passez chez Rimini, vous figez votre système à la date du switch : plus de notes OSS, plus de patchs SAP, plus de roadmap éditeur. Et au moment où SAP concentre 100% de ses investissements R&D sur S/4HANA, sur Joule et les agents IA, vous choisissez délibérément de ne pas en bénéficier.
Rimini, ce n’est pas un choix stratégique. C’est une sortie de route maquillée en optimisation budgétaire.
Brownfield, Greenfield,
Public Cloud : lequel pour vous ?
Sur les trajectoires de migration, on aime présenter trois options proprement étiquetées. La réalité est plus binaire. Voici notre grille de lecture sans détour.
Migration technique. On lift-and-shift l’existant vers S/4. Rapide, moins cher en apparence, mais ça ne transforme rien. Pour la majorité des entreprises, c’est repousser le problème.
- ECC récent, bien maintenu, peu de spécifiques
- Budget et dynamique insuffisants pour une transformation profonde
Refonte complète. On repart du standard, on reconstruit, on profite du projet pour nettoyer 20 ans de dette fonctionnelle. Le plus exigeant, le plus structurant, et là où on récupère réellement le ROI promis.
- Système ancien avec dette fonctionnelle lourde
- Spécifiques structurants à remettre à plat
S/4HANA Cloud Public Edition (GROW with SAP). Écarté trop vite par réflexe ECC, alors que pour un nombre croissant d’entreprises, il coche des cases qu’aucune autre trajectoire ne coche simultanément.
- TCO sur 5 ans souvent inférieur au Private Cloud
- Implémentation en 4 à 6 mois vs 18 mois
- Innovation continue avec releases biannuelles
- Agents Joule et IA intégrés automatiquement
Signavio & LeanIX :
les outils qui changent la donne
Le piège de toute migration S/4, quelle qu’elle soit, c’est de se lancer sans visibilité. Deux outils SAP, encore sous-exploités côté client, produisent ce qu’aucun comité de pilotage ne peut produire en réunion : un business case fondé sur des données, pas sur des slides.
Process mining sur les flux réels, identification des inefficacités, mesure de l’écart au standard. Quand un comité de direction hésite entre brownfield et greenfield, Signavio donne la réponse en chiffres, pas en opinions d’intégrateur. C’est aussi l’outil qui transforme un projet de migration en projet de transformation.
Quelles applications sont redondantes ? Lesquelles peuvent être décommissionnées ? Où sont les vraies dépendances ? Quel est le coût réel de chaque brique ? LeanIX permet d’éviter le scénario classique : migrer un SI obèse vers une plateforme moderne et continuer à payer pour des applications dont plus personne ne sait pourquoi elles existent.
Ce que les DSI doivent vraiment trancher
La question n’est plus « quand migrer ». Elle est : quelle trajectoire pour votre profil spécifique ? Voici la grille que nous appliquons sur le terrain, et que nous défendons sans détour.
ECC récent et peu de spécifiques : la conversion technique est rapide et le risque maîtrisé. Ou système ancien avec budget contraint : assumez-le comme choix contraint et planifiez dès aujourd’hui ce que vous ferez dans cinq ans. En dehors de ces deux cas, le brownfield est trop souvent une façon de différer un problème qu’on paie au double ensuite.
Migrer un SI obèse vers S/4 sans en profiter pour le nettoyer, c’est déplacer la dette, pas la traiter. Le greenfield est exigeant, coûteux à court terme, inconfortable. C’est aussi la trajectoire qui délivre réellement ce que SAP promet depuis dix ans.
Entreprises en croissance sans dette fonctionnelle accumulée, celles qui veulent capter l’innovation IA sans gérer des cycles d’upgrade, celles qui ont la maturité de challenger leurs processus. On l’écarte trop vite, par réflexe ECC. C’est une erreur qui coûte cher à 5 ans.
Si l’objectif est de gagner trois ans sur le P&L au prix d’une décennie de retard technologique, Rimini fait très bien le travail. Mais qu’on arrête de présenter ça comme un arbitrage stratégique, ce n’en est pas un.
Et concrètement,
vous, vous en êtes où ?
Le problème de tous les articles sur S/4, c’est qu’ils donnent un cadre général sans vous dire ce que ça signifie pour votre entreprise. Nous avons construit un diagnostic qui répond à cette question précise.

